Le mystère reste toujours à élucider.
Bref comme tous les matins en me levant, c'est le miam-time. La journée ne débute que lorsque j'ai engloutis tout le chocolat chaud de mon bol. Trêve de plaisanterie, je vais être à la bourre. Je m'habille, prépare mon sac vite fait et mets quelques minutes de plus au compteur pour chercher mes lunettes qui étaient en fait plus bas.
Je sors ma biquette, j'enfile ma veste... J'enfile ma veste (bis), je mets mes gants, je fais pas gaffe a mon sac: même si je l'oublie, on s'en fout. Le casque est mis, let's gros. Une fois sur la route, j'me les pelle et je me dis que j'aurais mieux fait de mettre une écharpe, mais je peux pas faire demi-tour.
Direction Hyères, 18,6 kilomètres a parcourir, les couilles au vent comme qui dirait. De toute façon que j'ai un froc ou pas, d'après moi je me les pelle autant. Saint Jean, La Valette, Le Pradet, La Moutonne et enfin Hyères. Youplà, ça fait 45 minutes que j'me gèle le cul. Mais c'est pas grave, bientôt au chaud.
J'arrive devant le lycée, je gare biquette je regarde ma montre (qui est aujourd'hui décédée) qui indique l'heure: 7:25 (et merde!). J'attends tout bonnement tout seul devant le lycée qui se remplit peu à peu. Le premier car arrive, le second. Dahon arrive, Asraël aussi et puis vient le tour de l'Homme Sans Papiers (alias l'Arabe).
Quelques minutes d'inattention et la lumière jaune qui signale l'ouverture de portail s'allume. Je pousse ma biquette jusqu'à ma place habituelle (la loi du plus fort) et je rentre dans le bâtiment dans lequel j'irai aux toilettes et ensuite devant la salle de cours. Je parle d'un éventuel contrôle de Monmeat et d'Amram avec Dahon jusqu'à la sonnerie où Manzo arrive à temps (timing de ouf).
Monmeat prépare le rétroprojecteur, nous parle un peu du cours. Mais ce con nous fait contrôle. Bah ma foi on va faire avec, allez hop c'est parti pour environ une heure de mi-galérage où finalement les exercices n'étaient pas si compliqué. Le reste de la deuxième heure était pour moi inconnue. Je dormais.
C'est 10 heures, let's gros sur l'amphi' où l'on attend (avec impatience [mon cul oui]) la deuxième sonnerie, et la troisième, superficielle, que nous avons inventé. 1ère heure de cours avec Amram et hop le contrôle tant attendu. En une demi heure c'est fait. On passe la 2ème demi heure à discuter jusqu'à ce que le prof nous fasse un re-re-re-re-récapitulatif de ce que nous ferions pendant les 3 années. Il nous a aussi proposé de corriger nos contrôles. Premier contrôle corrigé, c'était le mien. 19/20, je m'étonne moi même.
Enfin venait les notes des autres mais seule la mienne importe. Les autres, on s'en branle. 2ème heure de cours... De cours ? Pas tout à fait, non en fait on a bien passé 40 minutes à ne rien foutre. Et ce foutu prof qui ne voulait pas me laisser aller aux chiottes... Même pas on peut pisser en liberté quoi ! Venait alors la sonnerie de midi, enfin un peu de souffle. Direction les toilettes, first et ensuite la cafétéria ou je vais rejoindre Manzo qui est avec sa copine et une dizaine de filles. Je mange mes 3 sandwiches, tranquille, jusqu'à ce que les chimpanzés Asraël, l'Homme Sans Papiers, Dahon, Hugo et Busutil-Péruchon-Aurélien-Sexy-Garçon viennent pour me chercher.
Environ 12h40. On avait entrepris d'envahir les galeries souterraines du bunker dans la zone militaire. On monte jusqu'à l'observatoire, redescend jusqu'au blocos et examinons les entrées possibles (nous n'avions pas pensés aux sorties). On choisit finalement d'entrer par l'un des deux "trous" d'environ 1 mètre de large pour 40 centimètres de haut. Hugo a pris peur et se sauve en courant et en criant et pleurant sa mère et sa race. Nous voilà tous dans le bunker. Alors une seule voie possible: en avant. Nous marchons en riant, se faisant peur, trébuchant, mais on se tenait (sans cela je crois que l'un de nous se serait perdu dans le noir total).
Je ne me souviens pas exactement des chemins empreints, mais j'ai le souvenir d'avoir avancé tout droit, tourné à droite, il y avait des chambres, on y a croisé d'autres explorateurs, sûrement Dora et Babouche qui faisaient des choses pas très sérieuse dans l'une des chambres (à gaz, comme dirais-je). Après quelques mètres, l'Homme Sans Papiers et Asraël décident de faire demi-tour pour s'extirper vers une voie (non pas sans issue mais plutôt "où est l'issue ?"). Demi tour et on atterrit au croisement où nous avions tourné à droite. Je regarde à ma gauche et j'aperçois difficilement la lumière qui passait par les "deux trous" de notre entrée improvisée. On décide alors de passer devant là où il y avait une montée assez raide, avec le mur au dessus, les murs à notre gauche, les murs à notre droite, l'éclaireur dit "l'Homme Sans Papiers" avec son portable, qui escaladait en premier.
Après s'être retrouvés en haut de la montée. Nous apercevons une échelle et Asraël nous apprends qu'il faut monter tout en se tenant à un câble d'électricité ou à l'échelle qui risque de se casser la gueule. Nous ne voulons pas mourir de suite alors nous décidons de faire demi-tour. La descente nous paraît bien plus raide qu'à l'aller, et ces cons décident de m'envoyer en premier.
Après avoir fait toboggan dans les galeries souterraines, et s'être enfuis par là où nous sommes entrés; heureux, nous repartons vers l'observatoire en direction de l'église en ruine (qui pourrait nous tomber sur la tête à n'importe quel moment, et où Dieu y parle pour ordonner à l'Homme Sans Papiers de retourner dans son pays. On avait cru y voir des monstres mais c'était seulement Michael Roux (à prononcer à la Ricaine) et Papa Gremlins qui y faisaient des choses un peu homosexuelles.
Bientôt 14h, on va se laver les mains, et let's re-gros sur l'amphi où l'on attend un bon quart d'heure.
14h, la sonnerie retentit. On prévoit de faire un cadeau à notre prof de VSP qui aime la vie, nous le savons bien. Ce cadeau est de la part des Magic System (si ça se trouve, la chanson a été créée pour elle) et s'intitule Zouglou Dance. Bref, une heure à la con dont 30 minutes de contrôle et où l'on apprends par ailleurs que Manzo est passé sous la table.
Pour finir, 3 heures d'enseignement pratique avec Monsieur BDC. Encore une heure passée à rien foutre devant les ordis, ça c'est super, c'est enseignement pratique quoi. Toujours 2 heures penchés sur des calculs à la con et où l'on dérive facilement du sujet principal. 16, 17, 18: les heures défilent comme des avions à grande vitesse escargots en marche arrière.
C'est l'heure de rentrer à la maison, je repars avec biquette. Get ready for the miam time. Tellement affamé, je rentrais, que des pains au chocolat je bouffais (Yoda Inside). Et là, je me retrouve comme un con, en train d'écrire sûrement l'un des textes le plus long de mon existence, sur simplement une journée tout simplement pourrie, mais géniale. Peace, and Love (l) .
