Comment résumer ce qui s'écoulait en plusieurs heures en seulement quelques lignes ?
Le mystère reste toujours à élucider.

L'épopée d'un con - Chapitre I

Nous sommes le Lundi 06 Octobre. Il est 6h20, cette fois c'est mon réveil que j'entends. Fais chier, pour une fois que j'venais de dormir longtemps la nuit d'avant, là j'peux seulement dormir 6 heures.
Bref comme tous les matins en me levant, c'est le miam-time. La journée ne débute que lorsque j'ai engloutis tout le chocolat chaud de mon bol. Trêve de plaisanterie, je vais être à la bourre. Je m'habille, prépare mon sac vite fait et mets quelques minutes de plus au compteur pour chercher mes lunettes qui étaient en fait plus bas.
Je sors ma biquette, j'enfile ma veste... J'enfile ma veste (bis), je mets mes gants, je fais pas gaffe a mon sac: même si je l'oublie, on s'en fout. Le casque est mis, let's gros. Une fois sur la route, j'me les pelle et je me dis que j'aurais mieux fait de mettre une écharpe, mais je peux pas faire demi-tour.

Direction Hyères, 18,6 kilomètres a parcourir, les couilles au vent comme qui dirait. De toute façon que j'ai un froc ou pas, d'après moi je me les pelle autant. Saint Jean, La Valette, Le Pradet, La Moutonne et enfin Hyères. Youplà, ça fait 45 minutes que j'me gèle le cul. Mais c'est pas grave, bientôt au chaud.
J'arrive devant le lycée, je gare biquette je regarde ma montre (qui est aujourd'hui décédée) qui indique l'heure: 7:25 (et merde!). J'attends tout bonnement tout seul devant le lycée qui se remplit peu à peu. Le premier car arrive, le second. Dahon arrive, Asraël aussi et puis vient le tour de l'Homme Sans Papiers (alias l'Arabe).
Quelques minutes d'inattention et la lumière jaune qui signale l'ouverture de portail s'allume. Je pousse ma biquette jusqu'à ma place habituelle (la loi du plus fort) et je rentre dans le bâtiment dans lequel j'irai aux toilettes et ensuite devant la salle de cours. Je parle d'un éventuel contrôle de Monmeat et d'Amram avec Dahon jusqu'à la sonnerie où Manzo arrive à temps (timing de ouf).

Monmeat prépare le rétroprojecteur, nous parle un peu du cours. Mais ce con nous fait contrôle. Bah ma foi on va faire avec, allez hop c'est parti pour environ une heure de mi-galérage où finalement les exercices n'étaient pas si compliqué. Le reste de la deuxième heure était pour moi inconnue. Je dormais.

C'est 10 heures, let's gros sur l'amphi' où l'on attend (avec impatience [mon cul oui]) la deuxième sonnerie, et la troisième, superficielle, que nous avons inventé. 1ère heure de cours avec Amram et hop le contrôle tant attendu. En une demi heure c'est fait. On passe la 2ème demi heure à discuter jusqu'à ce que le prof nous fasse un re-re-re-re-récapitulatif de ce que nous ferions pendant les 3 années. Il nous a aussi proposé de corriger nos contrôles. Premier contrôle corrigé, c'était le mien. 19/20, je m'étonne moi même.

Enfin venait les notes des autres mais seule la mienne importe. Les autres, on s'en branle. 2ème heure de cours... De cours ? Pas tout à fait, non en fait on a bien passé 40 minutes à ne rien foutre. Et ce foutu prof qui ne voulait pas me laisser aller aux chiottes... Même pas on peut pisser en liberté quoi ! Venait alors la sonnerie de midi, enfin un peu de souffle. Direction les toilettes, first et ensuite la cafétéria ou je vais rejoindre Manzo qui est avec sa copine et une dizaine de filles. Je mange mes 3 sandwiches, tranquille, jusqu'à ce que les chimpanzés Asraël, l'Homme Sans Papiers, Dahon, Hugo et Busutil-Péruchon-Aurélien-Sexy-Garçon viennent pour me chercher.
Environ 12h40. On avait entrepris d'envahir les galeries souterraines du bunker dans la zone militaire. On monte jusqu'à l'observatoire, redescend jusqu'au blocos et examinons les entrées possibles (nous n'avions pas pensés aux sorties). On choisit finalement d'entrer par l'un des deux "trous" d'environ 1 mètre de large pour 40 centimètres de haut. Hugo a pris peur et se sauve en courant et en criant et pleurant sa mère et sa race. Nous voilà tous dans le bunker. Alors une seule voie possible: en avant. Nous marchons en riant, se faisant peur, trébuchant, mais on se tenait (sans cela je crois que l'un de nous se serait perdu dans le noir total).
Je ne me souviens pas exactement des chemins empreints, mais j'ai le souvenir d'avoir avancé tout droit, tourné à droite, il y avait des chambres, on y a croisé d'autres explorateurs, sûrement Dora et Babouche qui faisaient des choses pas très sérieuse dans l'une des chambres (à gaz, comme dirais-je). Après quelques mètres, l'Homme Sans Papiers et Asraël décident de faire demi-tour pour s'extirper vers une voie (non pas sans issue mais plutôt "où est l'issue ?"). Demi tour et on atterrit au croisement où nous avions tourné à droite. Je regarde à ma gauche et j'aperçois difficilement la lumière qui passait par les "deux trous" de notre entrée improvisée. On décide alors de passer devant là où il y avait une montée assez raide, avec le mur au dessus, les murs à notre gauche, les murs à notre droite, l'éclaireur dit "l'Homme Sans Papiers" avec son portable, qui escaladait en premier.

Après s'être retrouvés en haut de la montée. Nous apercevons une échelle et Asraël nous apprends qu'il faut monter tout en se tenant à un câble d'électricité ou à l'échelle qui risque de se casser la gueule. Nous ne voulons pas mourir de suite alors nous décidons de faire demi-tour. La descente nous paraît bien plus raide qu'à l'aller, et ces cons décident de m'envoyer en premier.

Après avoir fait toboggan dans les galeries souterraines, et s'être enfuis par là où nous sommes entrés; heureux, nous repartons vers l'observatoire en direction de l'église en ruine (qui pourrait nous tomber sur la tête à n'importe quel moment, et où Dieu y parle pour ordonner à l'Homme Sans Papiers de retourner dans son pays. On avait cru y voir des monstres mais c'était seulement Michael Roux (à prononcer à la Ricaine) et Papa Gremlins qui y faisaient des choses un peu homosexuelles.

Bientôt 14h, on va se laver les mains, et let's re-gros sur l'amphi où l'on attend un bon quart d'heure.
14h, la sonnerie retentit. On prévoit de faire un cadeau à notre prof de VSP qui aime la vie, nous le savons bien. Ce cadeau est de la part des Magic System (si ça se trouve, la chanson a été créée pour elle) et s'intitule Zouglou Dance. Bref, une heure à la con dont 30 minutes de contrôle et où l'on apprends par ailleurs que Manzo est passé sous la table.

Pour finir, 3 heures d'enseignement pratique avec Monsieur BDC. Encore une heure passée à rien foutre devant les ordis, ça c'est super, c'est enseignement pratique quoi. Toujours 2 heures penchés sur des calculs à la con et où l'on dérive facilement du sujet principal. 16, 17, 18: les heures défilent comme des avions à grande vitesse escargots en marche arrière.

C'est l'heure de rentrer à la maison, je repars avec biquette. Get ready for the miam time. Tellement affamé, je rentrais, que des pains au chocolat je bouffais (Yoda Inside). Et là, je me retrouve comme un con, en train d'écrire sûrement l'un des textes le plus long de mon existence, sur simplement une journée tout simplement pourrie, mais géniale. Peace, and Love (l) .

# Enviado em Domingo 05 Outubro 2008 06:40

Modificado em Quinta 14 Janeiro 2010 17:28

C'est seulement quand on se pose une question que l'on cherche à trouver la réponse.
Même quand on trouve la réponse sans se poser la question.

L'épopée d'un con - Chapitre II

Le mardi 7 octobre 2008. Je suis heureux pour la simple et bonne raison que je commence à 9 heures du matin. Le seul jour où je peux dormir ne serais-ce qu'une (courte) heure de plus, mon frère aussi, ce con. Miam-time passé, je m'habille mais j'ai bien pris le soin de mettre mes lunettes dans sa boîte, elle même sur mon bureau.

J'enfile mes vêtements, et c'est déjà l'heure de partir. Let's gros sortir biquette et Beta, on installe la rampe etc. Je prends vite fait mes deux bouteilles de Coca de chez Leader Price et je m'envole au pays des merveilles vais au lycée.
Après environ 5 kilomètres, mon frère m'a déjà laissé à la ramasse et moi j'continue tout le long de la route a 50 kilomètres/heure. Même chemin habituel, après 30 minutes passé sur biquette, j'arrive devant le lycée où je n'y retrouve pas mon frère (l'a dû se manger un arbre en route). Il est temps pour moi de garer biquette et d'aller en cours d'anglais où la prof nous avait réservé un jÔli contrôle (niveau maternelle, 2ème section: savoir se présenter).

Contrôle fini en 20 minutes, celui là aussi. La prof finit le cours en nous faisant relire un texte déjà lu (bien 6 - 7 fois). Ensuite vient la pause, où concrètement: on se fait chier. 10 heures: cours d'arts appliqués avec Huard. On commence à dessiner la Scenic, et franchement, j'me gave. Traits fins, O.k mais trop précis, c'est d'une perspicacité jamais vue (Modestie ! Reviens !). Non mais, plus sérieusement, j'apprécie ce que j'ai fait, je m'étonne moi même en fait.

Trêve de connerie, il est 11 heures, cours de Français ou Histoire ... ou Français, ou peut-être Histoire j'en sais rien, bref. Cours avec Laudon sur quelque chose. Environ 11 heures 05 et finalement, c'est du Français. Situation d'énonciation etc, énoncé ancré, coupé... Tout ce que je n'avais pas compris en quelques mois en 3 ème, je l'ai compris en 30 minutes ici. Rien de bien intéressant à raconter, et voilà qu'il est midi.

Je vais à la cafet' avec Manzo (à prononcer à la québécoise maintenant), sa copine et une dixaine de filles. J'mange le peu de ce que j'avais à manger en 10 minutes. Après une heure passée à la cafet'. Manzo et moi rejoignons les hommes de néandertal (alias les gitans) au bunker, où une expédition groupée était prévue.
Si j'ai bonne mémoire, nous sommes 12 voir plus. On entre dans le bunker (seulement) avec 5 ou 6 d'entre eux. Une fois entrés, on sort nos portables pour nous éclairer. Cette fois-ci, nous avions un peu moins peur d'avancer (et qui sait, peut-être de tomber sur un zombie-nazi). Nous y étions déjà allé alors on se la pétait grave, mais ça se voyait pas, il faisait noir. Bref, direction droite avec tout le monde pour seul repère, les rochers au dessus de nous et les chambres (à gaz, encore une fois) à notre gauche. Au fond du couloir, une issue par un petit trou, mais on y va pas car c'est dégueulasse et que nous ne le sommes pas (si vous voyez la connotation).

Let's gros faire demi-tour et au carrefour sous-terrain, on envoie ceux qui n'y étaient jamais allés avant au chemin de gauche (la montée dite "indescendable"). Nous comme des cons, on va se cacher dans les chambres dans lesquelles on ne pouvait pas s'empêcher de faire du bruit. Les autres ? Ils nous cherchaient dans le noir total. Après 10 minutes, on jette des cailloux, on frappe sur les murs pour donner une ambiance plus terrifiante; et pour couronner le tout, on joue la musique de Psychose avec nos portables.

L'heure est venue pour nous de sortir du tunnel. On se précipite vers la sortie en quête d'air frais. Une fois en haut, on parle de nos péripéties avec ceux qui étaient restés en surface. Ceux qui avaient peur les sacs à surveiller. On remonte alors vers l'observatoire et on attend comme des cons, ceux qui étaient en fait déjà partis. On redescend alors vers l'église en courant et en y laissant les plus faibles les autres derrière nous. Comme un petit chinois, je prend des vidéros de tout ce qu'il se passe (ou pas).

L'après midi, à 14 heures. Cours d'histoire, encore avec Laudon, alors on y fait un truc machin bidule qu'elle appelle "Bilan", pas très plaisant il faut l'avouer. On marque des dates, des noms, des lieux, des lois etc. Pour au final avoir une bonne note au contrôle qui viendra (ouiiiiii bien sûûûûûûûûr !). La prochaine recette au menu: enseignement pratique avec Bdc, de 15 à 18 heures. Suuuuuper ! Manzo et moi avions un ordi à réparer (alors qu'il fonctionnait très bien). Bref, on a cherché la panne, en démontant l'ordi alors qu'il n'y en avait pas ! C'est balo ça hein. A part ça, on passe l'heure à chanter "C'est Jérémyyyy Manzo, c'est Jérémyyyy Manzo ♪" ou aussi "C'est Victoooooor Bechtel, c'est Victoooooor Bechtel ♪".

18 heures enfin, je rentre chez moi affamé. Juste le temps de miam-timer, de remplir les jerricanes et d'écrire ce putain de texte, sur ma vie de con. Bref, j'en ai déjà trop dit. Voilà tout pour aujourd'hui.
Amitiés, Viketaur.

# Enviado em Terça 07 Outubro 2008 14:31

Modificado em Quinta 14 Janeiro 2010 17:29